tag:blogger.com,1999:blog-219444972008-06-04T07:20:51.261+02:00Un autre regard sur l'actualitéklodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comBlogger37125tag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-19234000090525697512008-06-04T07:17:00.002+02:002008-06-04T07:20:51.290+02:00animalitéIl me semble que nos comportements politiques visent plus actuellement la satisfaction du plaisir immédiat qu'une réflexion collective voire éthique. Mais cette interpellation est générale sur l'ensemble de nos comportements et traduit le renforcement viscéral de l'individualisme dans des sociétés où l'absence de souffrance érode la solidarité et l'entraide.<br />Peut être que les temps plus difficiles qui s'annoncent vont modifier cette tendance, mais que de chemin à parcourir.klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-673129652458950252008-03-15T09:25:00.001+01:002008-03-15T09:31:48.222+01:00Non violenceLa non-violence dans l’hindouisme va jusqu’à, soit la destruction de l’apparence de la personnalité, soit à une efficacité politique (Gandhi). Nulle part, pour Hans Urs von Balthasar, « on a rejoint ce que Jésus signifie avec son commandement (qu’il a d’abord mis en pratique lui-même) de ne pas tenir tête au méchant, de tendre l’autre joue (Mt 5, 39) ». Car il ne vise pas pour lui la perfection, ni la connaissance mais la substitution et l’amortissement de la violence au plan de l’esprit. Balthasar renvoie à ses développements sur ce qu’il appelle la Dramatique théologique où le « se montrer lumineux » débouche dans le « se donner ». (1)<br /><br />(1) Hans Urs von Balthasar, Epilogue, ibid, p. 52klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-54635063725126509492007-10-24T18:14:00.000+02:002007-10-24T18:16:38.240+02:00Chemins d'espéranceIl me semble que notre société a perdu le goût du temps. L'instant présent reste la norme, alors que la prise en compte du temps, de l'attente, introduit une tension et indirectement une espérance. C'est dans la méditation du temps que peut s'inscrire la transcendance...klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-85493592875167020242007-06-27T03:50:00.000+02:002007-10-20T17:44:34.249+02:00Etre source« <span style="font-style:italic;">Celui qui boit à la source, d’après la parole du Seigneur, devient lui-même la source, recevant la Parole divine il est fait lui-même parole (...) celui qui reçoit devient aussi une plaie saignante, une blessure d’amour qui pénètre au plus intime du cœur, c'est à dire jusqu’à la participation à la divinité, car l’amour est-il dit, c’est Dieu</span> » (1)<br /><br />Pour Hans Urs von Balthasar, il s’agit de quelque chose comparable à ce qu’exprime le Cantique des Cantiques : « <span style="font-style:italic;">blessée par la flèche d’amour, l’épouse à une plaie qui se transforme en joie nuptiale</span> »<br /><br />(1) d’après Grégoire de Nysse, cité par Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, IV, p.363klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-73335049237356404982007-05-05T10:41:00.000+02:002007-05-05T10:43:13.918+02:00Violence du mondeOn pourrait penser que la montée de l’intelligence humaine, de l’éducation et la mondialisation de l’information permettent de damner le pion à la montée de la violence. Et cependant, un bref retour en arrière sur l’histoire du siècle dernier montre qu’il n’en est rien. « Le crime s'accroît dans la mesure où, montant de l'animalité, il gagne en esprit » (1) et c’est bien notre drame. Plus nous pensons, plus nous pouvons innover dans la violence. C’est pourquoi un certain message écrit sur la chair et le sang, n’a pas perdu son accuité. Car si l’homme est devenu moderne, il reste homme…<br /><br />(1) Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, IV, Le Dénouement, Culture & Vérité, Namur 1993 p. 190klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-62487577298786296862007-01-30T20:09:00.000+01:002007-01-30T20:11:41.587+01:00Mutations religieuses et société... - IV<h3 class="post-title"><span style="font-size:100%;"><span style="font-weight: normal;"></span></span><span style="font-weight: normal;font-size:100%;" >Peut-être n'avons nous pas eu le souci dans notre "expansionisme culturel" de favoriser l'inculturation. En ce sens, il me semble essentiel comme le souligne Balthasar de "<span style="font-style: italic;">considérer avec bienveillance les valeurs que l'on rencontre et montrer avec douceur qu'elles ne s'achèvent vraiment que dans le message chrétien</span>" (1) mais non sans risque souligne-t-il que le sel s'affadisse.</span></h3><p><span style="font-size:100%;">(1) Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3 L'action, <a href="http://chemin.blogspot.com">ibid </a>p. 432 </span></p>klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-67438825170879032432007-01-28T08:27:00.000+01:002007-01-28T08:37:27.438+01:00Mutations religieuses et société... - IIIEt si nous ouvrons la fenêtre et regardons les mouvements sociaux en cours dans les pays africains ou du Moyen-Orient, nous pouvons percevoir que les grandes mutations industrielles que nous exportons là bas, pour approvisionner nos marchés en matières premières et carburant, conduisent plus qu'ailleurs à la paupérisation du monde (non seulement en termes de ressources, qu'en termes de cultures, pertes de repères et de tradition...).<br />Les grands exodes ruraux sont autant d'exculturation des peuples, pertes de repères et d'assises, pertes de référence, à l'image de la perte de sagesse que l'on observe dans nos banlieues, quand les pères déracinés et au chômage ne sont plus porteur de référence pour les jeunes générations.<br />La tâche est immense. Et notre rôle de chrétien semble essentiel...klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-24647935028502339362007-01-28T07:59:00.000+01:002007-01-28T08:27:28.825+01:00Mutations religieuses et société... - IICes mutations sont amplifiées par les mouvements de population, ce qui est devenu la règle : la "mobilité professionnelle" a accru la perte des repères et traditions familiales qui jouaient un rôle de régulateur dans les choix de vie et les actes des personnes.<br />En France, l'urbanisation exceptionnelle de ce siècle à fortement influencer ces bouleversements. La thèse de <a href="http://www.ehess.fr/centres/ceifr/pages/hervieu.html">Danièle Hervieu-Léger</a> (Catholiscisme, la fin d'un monde) donne une version très réaliste de ces changements.<br />Il me semble qu'il faudrait creuser plus loin cette analyse à l'échelle planétaire. En effet, la mondialisation a amplifié ce phénomène à toutes les sociétés. Et la pensée unique, n'est pas un phénomène national. On assiste d'une certaine manière, par le biais des médias à l'exportation d'un modèle qui n'en est pas un. "L'american way of life" est devenu le standard de marché... Mais est-ce un modèle ? Peut-on dire que les séries américaines qui sont devenues "cultes" du monde véhiculent les valeurs qui vont permettre à chaque individu de se construire, de découvrir des valeurs fondamentales comme le sens de l'effort, la fidélité et la charité, qui restent les seules capables à mon sens de permettre de construire une véritable socialisation de l'individu...klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-78779152733549321222007-01-15T07:47:00.000+01:002007-01-28T07:59:21.445+01:00Mutations religieuses et société... - IDans nos sociétés modernes, l'exculturation de nos repères religieux (la "mort de Dieu" dans nos cultures, c'est-à-dire non pas la mort de Dieu elle-même mais le refus appuyé et constant de l'homme a lui reconnaître une place) a conduit le monde à une individualisation de la pensée. Le lien ténu entre l'homme et Dieu s'est perdu, au même titre d'ailleurs que les liens entre les hommes entre eux.<br />Nous assistons à des bouleversements culturels majeurs, des pertes de repères traditionnels, qui conduisent à se calquer sur des modèles culturels qui n'apportent plus les structures de pensée suffisantes pour interpeler l'homme sur ses actes.<br />En perdant le sens de sa vie et ses actes, l'homme perd les repères structurants qui fondaient son agir.<br />Et sans pouvoir normer son agir, il contribue à la déstructuration de la société traditionnelle.klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1167981095275917592007-01-05T08:11:00.000+01:002007-01-05T08:11:35.286+01:00Le Grand SilenceComment ne pas saluer ici dans ses pages sur le <a href="http://del.icio.us/cheriard/decentrement">décentrement</a>, la <a href="http://del.icio.us/cheriard/kenose">kénose</a> et l'abandon, le nouveau film de P. Gröning, <a href="http://www.diegrossestille.de/english/">le Grand Silence</a> et au travers lui cette épopée de la <a href="http://www.chartreux.org">Grande Chartreuse</a> où des hommes font l'expérience de la solitude et de la prière, du dépouillement et de la méditation...<br />Ce documentaire, qui commence par l'évocation de mon texte préféré de l'Ancien Testament : 1 Rois 19, est une invitation au silence intérieur. A voir absolument...klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1167475862843854552006-12-30T11:49:00.000+01:002006-12-30T11:51:02.883+01:00Aimer c'est risquer - IIUne société individuelle qui refuse le risque est une société où l'amour n'a plus sa place... Dans le risque repose le secret de la confiance, de la foi, de l'amour, ce basculement hors de soi où l'on se risque à être...klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1166219010860337332006-12-15T22:33:00.000+01:002006-12-15T22:43:30.876+01:00Notre richesse nous étouffe...<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1172/766/1600/678383/canard_49.jpg"><img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/1172/766/200/201575/canard_49.jpg" border="0" alt="" /></a><br />Quel est le fruit de notre société moderne, qui se complaît dans l'auto-satisfaction d'un bien-être, d'un savoir et d'une certaine manière de tous ses petits riens qui font notre confort. Nous accumulons (et moi le premier) ces signes extérieurs de richesse qui nous distinguent du voisin, sombrant ainsi dans un mimétisme destructeur... Mais cette richesse est loin du réel, de la pauvreté qui nous côtoie et que nous méprisons, parce qu'ils n'ont pas...<br />La vie de Dieu, la vie en Dieu n'est pas là. Nous passons à côté sans la voir.<br />"<span style="font-style:italic;">Il faudrait enseigner la pauvreté au pauvre</span>" confie l'abbé de Torcy au curé de campagne de Bernanos...(1) La pauvreté extérieure est le chemin qui conduit à la pauvreté du coeur et la pauvreté du coeur introduit à une richesse qui n'est pas notre. Elle nous ouvre à celui qui s'est fait pauvre ...<br /><br /><span style="font-style:italic;">Journal d'un curé de campagne</span>, Bernanos, Oeuvres Romanesques, Gallimard, p. 1074klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1165009256959037532006-12-01T22:38:00.000+01:002006-12-01T22:40:56.976+01:00Violence et victimePour Balthasar, Réné Girard voit la violence avant même le désir de l'objet. Pour le philosophe, la violence elle même valorise l'objet. (...) C'est dans l'accord spontané sur la victime que se produit le rétablissement de la paix de manière cathartique en ce sens que l'antagonisme négatif de la violence se mue en réciprocité positive. Faire sacrifice prend alors le double sens de rendre maudit et de rendre saint : la victime est tour à tour abaissée et exaltée.<br />Le rite offre ainsi la solution toute prête qui consiste dans le choix unanime de la victoire pour appaiser la violence divine. Il y a là répétition cathartique du drame originel de la victime émissaire (1)<br /><br />Ce qui est frappant, finalement c'est l'éternelle actualité de cette analyse, où plusieurs milliers d'années après, nous reproduisons ces schémas, de la politique à notre environnement le plus proche. Se concentrer sur une victime pour appaiser notre violence.<br /><br />Et d'une certaine manière, nos politiques en subissent les aléas avec tour à tour "la portée" au nues et le lynchage médiatique...<br /><br />En prenant sur lui cet abaissement et cette condition de victime, le Christ démonte le système. Sans le guérir, il ouvre une fenêtre vers la vérité, dévoile l'essentiel : le mal et l'amour.<br /><br />(1) Hans Urs von Balthasar, DD III, p. 276 à 279<br /><br />Balises : <a href="http://del.icio.us/cheriard/kenose">kénose</a>, <a href="http://del.icio.us/cheriard/sacrifice">sacrifice</a>, <a href="http://del.icio.us/cheriard/girard">Girard</a>, <a href="http://del.icio.us/cheriard/balthasar">Balthasar</a>klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1158819312301235062006-09-21T08:09:00.000+02:002006-09-21T08:15:12.316+02:00SusceptibilitéNotre capacité à prendre de la distance par rapport au sensible, par rapport à ce que nous interprétons comme "religieux", doit être sans cesse remis en question par l'intelligence de la foi. C'est pourquoi, il me semble que les propos de Ratisbonne sont interpellants pour le monde. Même s'ils fachent une certaine susceptibilité, ils interpellent toutes nos violences religieuses dans leur fondement même. Et Dieu est au delà de cela... dans l'amour. Toute autre interprétation serait anthropocentrique...klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1151637170342238272006-06-30T05:09:00.000+02:002006-06-30T05:12:50.353+02:00Se mettre à l'écart ?En 1952, Paul-Louis Lansberg, compagnon de Mounier, écrivait déjà : « <span style="font-style:italic;">Jeté dans un monde plein de contradictions, chacun de nous éprouve souvent le besoin de se retirer du jeu et de se mettre à l'écart. Le motif d'une pareille fuite du monde n'est pas un égoïsme plat, mais plutôt le désir de pouvoir constituer au moins une vie pleine de sens dans sa sphère individuelle et privée en se repliant sur soi-même.</span> »<br /><br />L'individualisme, le désert, permet à la fois de prendre de la distance, de se protéger, mais constitue, en même temps, une porte ouverte à l'autre et au décentrement. Sachons mettre à profit cette mise à l'écart, sans qu'elle devienne égoïsme mais lieu de ressourcement, de respiration qui nous permet d'être alors plus aimant...klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1151553024644320992006-06-29T05:50:00.000+02:002006-06-29T05:50:24.663+02:00Angoisse...Le frère Timothy Radcliffe, soulignait que "Notre angoisse face à l'avenir est si profonde qu'il est plus comfortable de ne pas y penser du tout"<br />C'est peut-être cette fuite qui nous fait privilégier l'immédiat et nous éloigne de ce fait de Dieu. Jusqu'à ce que le présent devienne à ce point insupportable que le besoin de Dieu s'impose (soit sous forme de rejet, soit sous forme de demande). Il y a dans ce discernement de Ratcliffe plein de discernement et une possible clé d'interprétation de nos propres fonctionnements.klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1151304916706478502006-06-26T08:53:00.000+02:002006-06-26T08:55:16.716+02:00Maîtrise techniqueLa puissance de l'homme est amplifiée par la puissance de la machine, qui flatte ses besoins de pouvoir et décuple ses forces. C'est pourquoi notre monde devient la cible de forces toujours plus brutales, ce qui ne veut pas dire que la violence des hommes soient supérieures à celle d'antan, mais ce qui sous entend que la fragilité de l'être se trouve maintenant et plus qu'avant à la merci du drame.<br />Quand la puissance n'intègre plus la bonté, quand elle perd son humanisme profond, on devient esclave du pouvoir que l'on a créé même si c'était pour le bien. C'est pourquoi Balthasar nous rappelle (1) qu'une philosophie de puissance doit être complétée par une philosophie de la prière.<br />A méditer...<br /><br />(1) d'après Hans Urs von Balthasar, Dramatique divine ibid DD 2, 3 p.140<br /><br />PS : L'été approche et les <a href="http://klodvideo.blogspot.com">souvenirs reviennent</a>...klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1151250144641123072006-06-25T17:41:00.000+02:002006-06-25T17:42:24.653+02:00Le pouvoir qui détruit..."<span style="font-style:italic;">L'expérience montre que tout individu puissant incline à l'abus du pouvoir et ne s'arrête que s'il se heurte à quelques barrières</span>" (1) Seule une puissance contraire arrêtera la puissance<br />C'est ce que Saint Augustin nommait déjà la "<span style="font-style:italic;">libido dominandi</span>" (2). Notre monde politique n'est pas la seule démonstration de cet excès. Et il nous faut souvent balayer devant nos propres portes, tant notre monde, qui valorise l'individu, le rend "<span style="font-style:italic;">égal aux dieux</span>" dans sa course aux idoles...<br />(1) d'après Montesquieu Esprit des lois, 1748 XI,4<br />(2) Cit. Dei XII, 14klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1150524666900109242006-06-17T08:04:00.000+02:002006-06-17T08:11:06.910+02:00La fin du rêve...<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1172/766/1600/100_5011.jpg"><img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1172/766/200/100_5011.jpg" border="0" alt="" /></a><br />Qu'elle est notre société où l'absence de rêve assèche la source de l'espérance. <br />On ne rêve plus. Le monde s'enterre sous la peur, l'insécurité ? La course perpétuelle au plaisir immédiat peut-elle être la source de cet assèchement. Peut-on réver sans mimétisme et sans violence, par le seul fait que l'absence de bien génère en nous autre chose que de la concupiscence mais un simple rêve. Rêve non d'avoir mais d'être, d'aimer, de vivre dans le respect de nos différences, mais en voyant en chaque homme un autre qui est...<br />Pour sortir de cette spirale incessante de l'avoir, n'est-ce pas dans l'apprentissage de la frustration, de la solitude et de la chasteté que l'on peut faire renaître la source d'un ailleurs, la source d'un être en devenir qui sort de ses esclavages intérieurs pour s'ouvrir au dialogue, à la présence intérieure où dans l'autre. <br />Un autre monde.klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1150181140776321282006-06-13T08:44:00.000+02:002006-06-13T08:45:40.790+02:00Pour la vie... ?La lutte pour la vie s'inscrit dans une dynamique incarnée, sacramentelle où l'homme combat tous les jours contre les forces qui le détournent de Dieu. Ce n'est peut-être pas dans une manifestation que se joue l'enjeu d'une marche pour la vie, mais dans une pastorale de tous les jours.<br />C'est pourquoi je n'ai pas choisi de m'afficher publiquement pour une manifestation souvent source d'amalgames politiques et de récupération nationaliste voire royaliste. Ma conviction chrétienne est ailleurs, dans une pastorale de proximité.<br />cf <a href="http://mariages.blogspot.com">http://mariages.blogspot.com</a>klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1149564653350268442006-06-06T05:30:00.000+02:002006-06-06T05:30:53.360+02:00Aimer c'est risquer...On ne rêve plus. Le monde s'enterre sous la peur, l'insécurité ? Est-on prisonnier à ce point de la désespérance, quelle place laisse-t-on au possible, au sourire, à autrui ?<br />Notre XXIème siècle n'est-il pas malade de cette course au bonheur individuel, loin de la joie véritable, celle qui risque, ose, de lance dans l'inconnu de la rencontre.<br />L'amour est-il dans le confort douillet d'un "autour-de-moi" ou dans la lancée vers autrui, au mépris de l'inconfort et de ce que cela pourra générer chez moi de peine et de souci...<br />Difficile tension me direz vous... ?<br />Mais n'est-ce pas là l'enjeu d'une humanité en devenir...<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1172/766/1600/100_4584.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1172/766/320/100_4584.jpg" border="0" alt="" /></a>klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1149417950971633802006-06-04T12:43:00.000+02:002006-06-04T12:45:50.980+02:00Un engagement...La foi chrétienne engage. Et elle dégage le croyant autant de l'activisme exaspérant de certains militants que du repli sur soi et de la piété sans prise sur le sort de l'humanité. La foi chrétienne engage au nom du souci universel non seulement de toutes les Eglises, mais de toutes les communautés humaines. Pour le Père Paul Valadier, le chrétien ne peut pas se contenter du moins, il doit viser l'humanité tout entière.<br />Et c'est bien là où nous sommes pauvres, où nous restons englués dans nos microcosmes, enfermés dans notre horizon... Ouvrir grand nos coeurs, l'enjeu et la réponse d'une mondialisation croissante de nos économies ?klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1149322756109010132006-06-03T10:12:00.000+02:002006-06-03T10:19:16.120+02:00IndividualismeAlexis de Tocqueville, dans son livre célèbre sur La démocratie en Amérique, définissait l'individualisme comme « <span style="font-style:italic;">un sentiment réfléchi et paisible qui dispose chaque citoyen à s'isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l'écart avec sa famille et ses amis ; de telle sorte que, après s'être créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même.</span> »<br />On ne peut que constater à quel point notre société semble emporté dans le tourbillon d'un tel mouvement. Phénomène lié à la mondialisation, il est aussi peut-être, la source possible d'une prise de distance intérieure, qui laisse à l'homme le temps de reprendre pied, à condition de faire de ce temps de solitude, un temps de regénération, pour être à nouveau au centre du monde, ouvrier de Dieu. <br />Ce repli et cette solitude doit pour cela ne pas être un lieu de fuite, mais d'écoute intérieure, de reconnexion avec ce qui au centre de notre existence, nous vient d'ailleurs, nous vient de Dieu.<br /><a href="http://prierdieu.blogspot.com/2006/06/viens-esprit-saint.html"><br />Viens Esprit-Saint...</a><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/1172/766/1600/100_4580.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1172/766/320/100_4580.jpg" border="0" alt="" /></a>klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1148933389390342462006-05-29T22:08:00.000+02:002006-05-29T22:09:49.403+02:00La mortLa mort n'a plus de sens dans une société technocratique ou l'homme est remplaçable, l'homme est jetable, ce qui entraîne d'importantes conséquences sur la personne et même sur la vie en général. Mais cela a aussi un impact sur Dieu car "<i>la présence de l'absolu dans le relatif est escamoté comme insignifiante</i>" (1). L'acceptation de l'absurde d'une existence sans achèvement, relayée par cette médiatisation des morts innombrables qui ne nous affectent plus que comme des statistiques pourrait conduire à deux solutions : "<i>Ou l'on s'abandonne au totalitarisme croissant du collectif, où l'on persiste malgré tout à se réserver une liberté existentiale pour la mort, vécue dans l'angoisse et repliée sur elle-même</i>" (2) mais il y a peut-être une troisième voie, celle du décentrement où l'on persiste à être tout en devenant obéissant à l'absolu qui nous interpelle.<br />Et en cela, nos réflexions sur le <a href="http://del.icio.us/cheriard/decentrement">décentrement</a> prennent une importance aigüe. Si l'on reste dans l'individualité, la mort nous prendra tout. Si l'on fusionne dans le tout, nous sommes rien. Si l'on se décentre, au sens d'une inhabitation d'un absolu, proche et distant, interpellant et créateur, alors nos efforts formeront avec la grâce, les ailes d'un même oiseau, pour reprendre l'expression déjà citée dans ce blogue.<br /><br />(1) Hans Urs von Balthasar, Dramatique Divine, 3, L'action, ibid p.114<br />(2) ibid<br />PS : En raison du lien particulier entre "Un autre regard" et "<a href="http://chemin.blogspot.com">Chemins de lecture"</a> nous renvoyons le lecteur qui chercherait nos sources bibliographiques à ce dernier, plus détaillé sur ce plan.klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-21944497.post-1147420127102949012006-05-12T09:47:00.000+02:002006-05-12T09:48:47.113+02:00Da Vinci Codex, page de pub :-)Dans un contexte d'attaque frontal, il fallait une réponse appropriée. Je n'ai pas exploré tout le site, mais j'avoue que l'accroche vaut le détour : <a href="http://www.davinci-codex.com">http://www.davinci-codex.com</a>klodhttp://www.blogger.com/profile/01200539532756004512noreply@blogger.com